Question
Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de I` esclavage
L`esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l’humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi.
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
Blanches et fanées
c'est I' Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté
Bonjour, est-ce que des personnes pourrait m'aider à trouver les métaphores dans cette poésie ?
Answer (500)
Elle égalise ces deux choses pas parce qu'ils sont en réalité les mêmes, mais à titre de comparaison ou de symbolisme
Si vous prenez une métaphore littéralement, cela semblera probablement très étrange (est là en réalité un mouton, noir ou autrement, dans votre famille ?) Les métaphores sont utilisées dans la poésie, la littérature et n'importe quand quelqu'un veut ajouter un peu de couleur à leur langue
« Baladant l’égalité dans une cage de fer » : métaphore : expression de la dictature, l’impunité.
« Vos mantes démentes » : métaphore bestialisant les colonisateurs : comparaison péjorative avec la mante religieuse, insecte dangereuse qui tue et dévore le mâle après accouplement.
« Précipitant la mort » : métaphore : évocation des crimes
Pris de douleurs, accouchent … » métaphore de la parturition : traduit la difficulté du revirement
Invisible torpeur », « aux pièges tissés autour du berceau vermoulu » : métaphores : évocation du réveil des colonisés
« Éclatent les cordes au vent dur » : métaphore qui évoque un changement violent
Les trois derniers vers évoquent les chemins vers la liberté des colonisés ; « frisson du maïs », « cri de l’arachide », « la droite lumière » : métaphores qui marquent l’accession à la liberté par l’enracinement et la révolte